hero719_oscar-experience-logo

So, full disclosure :  Je suis un Camerounais faisant la revue d’un événement Camerounais, donc bien sûr ma revue sera un peu passionnée. De plus, pour ceux là qui voudront me rappeler que ceci n’était que la première édition, et que par ce, il ne faut pas les juger trop sévèrement, je vous comprends, mais cela ne veut en aucun cas dire qu’aucune remarque ne doit être faite. Et il m’a fallu une semaine pour me rapprocher de l’objectivité. Bref.

Déjà, la cérémonie se révèle être exactement ce que j’avais prévu qu’elle sera dans un de mes articles de 2013 sur balafonca.wordpress.com; c’est à dire un meltingpot de toutes les cérémonies de remise de prix dans le secteur du divertissement. Néanmoins, quelques petites anomalies se sont glissées dans la cérémonie. Le flow des catégories était un peu bizarre, je n’arrivais pas comprendre comment 2 catégories qui n’avaient totalement rien à faire ensemble, faisaient dans le même segment de la cérémonie. A plusieurs reprises aussi, la catégorie annoncée et la catégorie sous-titrée n’avait rien à voir en commun, pire quand ils décidaient de l’écrire en anglais. Je sais pas si vous avez remarqué comme moi, mais artiste ayant eu le plus d’impact et meilleur artiste de l’année, ce n’est pas vraiment la même chose. Peut être l’académie devrait repenser ces catégories. #JedisçaJedisrien. Ah oui, une dernière chose, même si je ne suis pas à même de jauger du mérite ou de la validité des différents récipiendaires je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer que les hôtes de la cérémonie ne semblaient pas savoir qui était qui. Gros fou rire sur Twitter. Bref.

La cérémonie entière criait “CRTV” “CRTV“… Sur beaucoup de points, j’avais l’impression de voir une émission lambda dont la CRTV a le secret. La salle celle du Hilton, reflétait ce qu’était la cérémonie. Si nous téléspectateurs avons trouvé la cérémonie ennuyeuse, imaginez le sort de ceux qui la vivaient de première main. Je dois reconnaitre j’ai été surpris de voir cette écran géant sur scène. Agréablement surpris. Mais tout mon enthousiasme s’est épuisé après avoir hurler à mon écran à plusieurs reprises “Get away from the damn screen!!“. Les présentateurs, à plusieurs reprises après nous avoir demandé de regarder l’écran pour avoir la liste des nominées, ne daignaient pas s’éclipser pour nous laisser profiter du spectacle. Une idée comme ça au hasard, la prochaine édition, où qu’elle soit, mettons l’écran à deux voire quatre mètres du sol. Au moins on aura pas ce problème de Marie-Claire. Et pendant qu’on y est, essayons de faire une vrai scène, une qui comme dans une salle de cinéma ou de théâtre, est clairement distancée du public et mise en hauteur par rapport à celui-ci.

Entre autres détails que je me refuse à laisser passer, je tiens à aborder la forme des statuettes. Généralement la forme du prix fait directement référence à la cérémonie ou à la catégorie dans laquelle la cérémonie se trouve. Les Statuettes qui étaient données aux différents winners semblaient ne rien représenter du tout. Il faudra du temps avant que ces statuettes obtiennent la valeur qu’ils sont destinés à avoir.

Je pourrais probablement faire encore une vingtaine de pages sur le sujet, mais je pense que ça ne servira pas à grand chose. Les incohérences ne sont pas passées inaperçues, le vrai souci que j’ai c’est ma crainte que justement, les organisateurs fassent la sourde oreille et décident, contre toute logique, de refaire exactement la même cérémonie sans rien apprendre de leurs précédentes erreurs (ne riez pas, ça arrive très souvent). Une nouvelle salle, une mise en scène différente, de véritables hôtes et pas juste des présentateurs TV, un nombre de catégories réduit pour éviter les doublons, des catégories moins évasives pour éviter les quiproquos. Pour faire de Sonnah Awards une cérémonie acceptable pour moi et pour beaucoup, ces simples éléments suffiraient. Pour en faire une meilleure cérémonie, il faudrait juste que l’académie renonce à sa prétention de vouloir concurrencer les Canal 2’OR. Autre cérémonie de meltingpot, mais qui a au moins pu acquérir une certaine légitimité au fil du temps. Personnellement je ne me rappel pas à quoi ressemblait la première édition des Canal 2’OR, ce serait intéressant de la comparer avec les Sonnah Awards; histoire de voir si l’une est meilleure que l’autre. N’hésitez pas à en parler dans la section commentaires.

Nombre d’entre nous, moi y compris, avaient beaucoup d’espoir quant à la cérémonie, malgré notre track record désastreux. Même si l’événement à été en deçà de nos espérances déjà basses, la cérémonie a récompensée les acteurs du divertissement dans et de notre pays. Et même si on est pas toujours d’accord avec les “oscarisés” (je me demande bien qui a voté) on ne peut que les féliciter pour leur prix. En espérant que la prochaine fois ils viendront les récupérer eux-même.

P.S. C’est assez étonnant que dès qu’il s’agissait de cinéma, et des différentes catégories, tous les nominés étaient anglophones. Que ce soit un geste politique ou pas (comme je l’ai lu sur Twitter), je suis assez intrigué. Il faudra que je me procure l’un de ses films pour constater la différence entre les productions francophones et anglophones.

Kansas City Shuffle

Advertisements