Le Blanc d'Eyenga
Le Blanc d’Eyenga

Si il y a un film qui a bénéficié des effets bénéfique du bouche à oreilles, c’est probablement “Le Blanc d’Eyenga” de Thierry Ntamack. Personnellement, je n’ai jamais adhéré au “bandwagon effect” (aimer ce que la majorité aiment pour ne pas se sentir isolé). Bref après toute l’effervescence au’il y a eu autour du film, je l’ai enfin regardé.

Mes premières impressions? “Le Blanc d’Eyenga” est l’un de ces films qui transforment les faits divers en film. Et c’est pas plus mal.  Une comédie sans aucun doute, la première moitié du film se laisse regarder. les péripéties d’Eyenga, même si moi personnellement j’en aurais fait un drame, étaient plutôt drôles à regarder. Chapeau bas au réalisateur qui a eu l’audace d’inclure de la nudité, et des angles de caméra très très explicites, si vous voyez ce que je veux dire. La première quinzaine ou vingtaine de minutes me faisait comprendre que j’avais à faire à un réalisateur ambitieux, et j’aime bien ce genre de réalisateur. Sinon, comme je disais plus haut, les premières minutes étaient efficaces. Rien à dire.

Quoique, après mûre réflexion, le film entier est une compilation de clichés et de caricatures. non pas que ce soit mauvais, beaucoup e font, surtout dans les productions qui cherchent à faire passer un message à ses spectateurs. Mais dans ce film ci, les clichés et caricatures étaient tellement exacerbés et mal joués que je me suis demandé à plusieurs reprise si c’était une idée du réalisateur ou si il avait laissé aux acteurs cette décision artistique. J’en pleure encore mes yeux et mes oreilles. Que ce soit la tante, ou le gars du cyber, si s’en est un. Chacune de leur scène était un supplice auditif. Pire, chaque scène dans laquelle était la tante, était une espèce de compilation de tous les proverbes et dictons déjç entendu au Cameroun. Aucun effort de conversation, elle les enchainait les uns après les autres.

Sur beaucoup de plan, le film ressemblait à une série de CANAL 2 INTERNATIONAL (sponsor) dont les épisodes auraient été collés ensemble. trop de fondu au noir si vous voulez mon avis. Non seulement ça coupe le “nton” (plaisir) mais ça ralenti aussi le rythme du film. Du coup on fait moins attention à la suite de l’histoire. Justement on dirait pour ce film que les dernières minutes ont été ajoutés à la dernière minute. Je m’explique :  certaines scènes semblaient avoir été ajoutés pour rajouter à la durée du film. Non pas qu’elles étaient hors propos, mais le film auraient pu finir beaucoup plus tôt que je n’aurais pas vu la différence. Tout ce qui à été rajouté après aurait pu simplement servi à un sequel (une suite). Mais je suppose que la différence entre court métrage et long métrage pouvant être un peu irritante, autant rajouter des minutes pour s’éloigner du petit frère.

Ah oui, enfin! parlons donc du “Blanc” d’Eyenga. Comme je vous le disais, beaucoup de clichés. Chef d’entreprise, fortuné, à croire qu’ils le sont tous. Jouant des béquilles comme personne, il n’était pas vraiment convaincant pour moi. Mais en même temps au milieu d’autres acteurs pas convaincant, il se fond bien dans la masse. Je dois juste ajouter que, même si au bout d’un moment on sait tous comment l’histoire va se finir, le réalisateur fait vraiment un boulot minable quant à cultiver le suspens.

Bref, “Le Blanc d’Eyenga” est un film que je ne reverrais probablement pas de si tôt. Non pas qu’il soit si mauvais que ça, juste une fois c’est assez pour moi. Le film est marrant sur plusieurs points et s’en sert pour délivrer son message. Ou ses messages, au point où on en est. Et j’ai cru comprendre qu’ils ont pour objectif de tourner la suite. Bonne chance.

Le blanc d’Eyenga : 5/10

Advertisements