Sinon bonjour les gens, et les autres aussi. Même ceux qui ne répondent jamais.

Aujourd’hui je vous embarque pour la deuxième partie du récap’ de mon marathon des films James Bond. Il y a quelques jours je vous parlais de Sean Connery et de George Lazenby, de leurs performances, et de l’impact qu’ils ont eu sur l’évolution de James Bond et la qualité de ses films. Aujourd’hui je refais le même exercice, mais avec la prochaine paire de James Bond : Roger Moore et Timothy Dalton.

  • The Roger Moore Efficiency (1973-1985)

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Curieusement, Roger Moore reste le plus proche des performances de Sean Connery. D’une certaine manière il est le parfait milieu entre le James Bond de Pierce Brosnan et le James Bond de Sean Connery. Son introduction à néanmoins, du moins pour moi, été un flagrant échec. Je suis conscient que graduellement les films James Bond devenaient de plus en plus tirés par les cheveux surtout à l’époque Brosnan (je reviendrais dessus la semaine prochaine). Mais les débuts de Moore dans « Live and Let Die » avec une histoire de Voodoo mal ficelée auraient bien pu lui couter le rôle. Heureusement pour lui il était un James Bond assez charismatique pour relever le niveau total de ce film-là.

Et pour les six films qui ont suivi, Roger Moore était James Bond. Il y a rien à redire dessus. Il paraissait même plus crédible dans ses scènes d’action que Sean Connery. Et les histoires qu’il était chargé de porter à l’écran, après le faux pas de son premier film, il pouvait enfin se reposer sur des scenarios qui élevaient les films et facilitait ses prestations. Mention spéciale pour « The Man with The Golden Gun » qui est à mon avis, le meilleur film James Bond de l’ère Roger Moore. En passant avez-vous remarqué ? en 1964 Sean Connery jouait dans « Goldfinger », en 1974 Roger Moore jouait dans « The Man with the Golden Gun » et en 1995, Pierce Brosnan était James Bond dans « GoldenEye ». J’ai comme l’impression que, suivant ce modèle, le prochain acteur à jouer James Bond sera dans un film avec « Gold » dans le titre (quand je vous disais que en faisant ce marathon j’ai pu capter des détails qui échapperont aux gens en général).

En parlant de ça, vous avez vu la bande annonce du prochain « Mission Impossible : Rogue Nation » ? Oui, cette scène dans laquelle Ethan Hunt, le personnage joue par Tom Cruise, est accroché a un avion alors que celui-ci est en train de décoller. Oui, Roger Moore (ou son stunt double) l’a fait dans « Octopussy » en 1983.

Mais parlons donc des femmes du James Bond de Roger Moore. Beaucoup dirait que de toute les James Bond Girls apparues jusqu’en 1985. La plus mémorable serait la toute première, apparue dans « Dr. No » avec Sean Connery. Probablement à cause de sa scène d’entrée la montrant émergeant de l’océan en bikini. Scène qui a également été utilisé dans des films plus récent (mais bon). Je suis totalement en désaccord avec ces personnes. Luisant comme un phare au milieu de cet océan de femmes faciles on trouve Barbara Bach, qui jouait Major Anya Amasova dans « The Spy Who Loved Me ». C’est la première à réellement tenir tète a Bond, surtout qu’elle est présentée comme la version féminine russe de James Bond. Elle finira par tomber et se laisser embrasser mais de tous les films que j’ai vu, c’est elle qui reste le personnage féminin le plus marquant de la saga.

  • The Timothy Dalton Misstep

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Misstep ici fait référence à un faux pas. Déjà soyons clair, j’adore totalement Timothy Dalton. Josh Hartnett, Eva Green et lui sont les raisons pour laquelle ma série préférée depuis l’année dernière reste « Penny Dreadful » (je vous implore d’aller regarder la saison une si vous l’avez pas encore fait). Bref tout ça pour dire que je n’ai jamais été déçu par Mr Dalton, même lors de son apparition dans « Doctor Who ». Mais son casting en tant que James Bond ? Wow c’est à mon avis un faux pas de taille. Il n’avait rien à voir avec un James Bond. Je veux dire, c’est un bon acteur il faisait de son mieux mais son jeu était tellement éloigné de l’idée générale qu’on a de James Bond que je me suis demander si c’était une façon de représenter une crise de la quarantaine dans le personnage.

Résultat, Timothy Dalton n’a eu le rôle que pour deux films. Le deuxième, « License To Kill » étant clairement le plus accompli que son prédécesseur « The Living Daylights ». Le James Bond de Mr Dalton manquait cruellement de finesse. Dans « License To Kill » James Bond se lance dans une vendetta quand la femme de son (probablement seul) ami est assassinée. Et c’est malheureusement le gros problème de cette ère Timothy Dalton. Pour la première fois, les films James Bond donnaient plus l’impression d’être des films d’action génériques plutôt que d’être l’égérie du cinéma Britannique et la saga la plus longue de l’histoire du cinéma.

Bref, comme je disais, c’était un faux pas. Et la saga s’est très vite ressaisie en continuant son aventure avec un tout nouveau James Bond : Pierce Brosnan.

P.S : Si la chanson du générique de « Diamonds Are Forever » est la seule que vous retiendrez (Goldfinger l’aurait été mais c’est la faute à Kanye West si son sample est ancré dans nos têtes) ; de l’ère Moore et Dalton, vous ne retiendrez que la music de « License To Kill » qui a aussi du être samplée a un moment, je me rappelle plus par qui… Rick Ross peut être ? Hum. Bref.

 

Kansas City Shuffle

 

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