Fifty_poster

 

Sinon Bonjour les gens, et les autres aussi… même ceux qui ne répondent jamais…

Nouvelle année, nouvelle tentative d’être plus actif sur le blog et multiplier les recommandations de films et séries, une de chaque par semaine. Et pour débuter cette série d’articles, parlons (I’m the one doing the talk actually) de « Fifty », un film de Biyi Bandele, qui en passant est en train de devenir l’un de mes réalisateurs préférés.

« Fifty » c’est l’histoire de quatre femmes à l’aube de leur cinquantième anniversaire et de la semaine pleine de challenges en prélude à cette célébration. Elles se nomment Elisabeth, Maria, Tola et Kate et sont jouées respectivement par Ireti Doyle, Omoni Oboli, Dakore Egbuson et Nse Ikpe-Etim. Je dois avouer que ma préférée c’est Elisabeth (et pas pour les raison que vous supposerez après avoir vu le film).

Ma première impression après avoir vu le film ? Il me donnait des impressions d’une saison entière de série TV ayant été compressée pour la longueur d’un film. Déjà de la manière dont les sujets sont traités. A première vue, il n’y a pas de véritable trame qui surligne la totalité du film. Des fois il semble que des évènements se passent dans le film n’ont pas nécessairement un lien les uns avec les autres et c’est compréhensible. Il s’agit après tout de l’histoire de 4 femmes différentes, chacune avec leur vie et leurs challenges. Tout n’est pas oblige d’être connecté. Et le réalisateur Biyi Bandele (je n’ai pas trouvé le nom du scénariste) semble jouer avec ces attentes que nous avons et au moment où on se dit qu’il n’y aura pas de connexion entre les histoires, il nous sort un ‘twist’ qu’on aurait dû voir venir de loin, mais il nous a glissé sous le nez (chapeau l’artiste). Un phénomène plus que récurrent dans les séries TV.

Je pourrais vous dire jusque dans les détails pourquoi « Fifty » est un film absolument à voir (actuellement sur NETFLIX), mais le fun en ce qui concerne des films comme celui-ci, le moins on en sait, le plus on a de fun à le regarder. Mais l’un des points que je voudrais vraiment aborder c’est la maturité avec laquelle le film aborde les sujets délicats. En dire plus serait de dévoiler des points important du film (Spoilers !!). Surement parce que le film est basé sur la vie de ces quatre quinquagénaires, chaque discussion est badigeonnée avec une couche de sagesse qui, sans pour autant change l’atmosphère du film, nous rappelle qu’il y a des sujets qui nous touchent mais que nous n’avons parfois pas la distance nécessaire pour comprendre ou juger. J’ai toujours été très ouvert à propos de mon aversion pour les films qui manquent de subtilité dans la transmission de la morale de leurs histoires. Et mettant la barre assez haute, « Fifty » est définitivement un exemple beaucoup de réalisateurs Africains devraient copier.

Cette revue (review) ne serait pas complète sans que je ne parle d’un truc qui m’a définitivement fait plaisir dans ce film. Et vu que « Half of a Yellow Sun » est un autre film de Biyi Bandele, ça ne devrait pas m’étonner. Les résumés sur internet, le mien inclus, nous parlent de quatre caractères principaux. Mais en vérité, il existe un cinquième personnage principal qui est sous les yeux de tous, mais tout aussi invisible : Lagos. Je pourrais couper et monter toutes les scènes du film dans lesquelles on ne voit que la ville, et ça deviendrai un spot publicitaire tellement convaincant que le tourisme dans la ville pourrait doubler à la suite de sa publication sur internet. Bandele a fait un travail incroyable en positionnant sa caméra au bon endroit au bon moment et sous le bon angle pour nous offrir une vue de Lagos comme on en a rarement ; si bien sur le film y a été tourné, la magie du cinéma digital peut en surprendre plus d’un.

Bref, tous ces bons mots pour vous dire, « Fifty » est déjà (pour moi) et deviendra surement (pour les autres) un classique du cinéma Nigérian et le statut est totalement mérité. Faites-vous plaisir, regardez-le je vous le recommande vivement.

Fifty: 7/10

Le Mambo recommande !!

Kansas City Shuffle…

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