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Sinon bonjour les gens… et les autres aussi… même ceux qui ne répondent jamais.

Comme promis (pour une fois), pour cette fin de semaine j’exposerai mon avis, quoique non sollicité, sur une série que j’ai découverte récemment. Et comme d’habitude, je ferais de mon mieux pour ne pas révéler trop de détails mais vous en dire assez pour que vous soyez capable de décider si cette série sera à votre goût ou pas.

S’il y a une chaine de télé Américaine je ne me serais jamais vu en train de regarder c’est Lifetime. Et pourtant avec sa série « UnReal », elle a réussi là ou plein d’autres ont échoués avant elle.

« UnReal » c’est une série dramatique qui se focalise sur la vie devant et derrière la camera de personnages et caractères liés à une série de télé-réalité, du genre ‘Bachelor’ et ‘Bachelorette’. En vedette on retrouve Constance Zimmer (une de mes actrices préférées depuis que je l’ai découverte dans « Boston Legal ») dans le rôle de ‘Quinn’, productrice de l’émission de télé-réalité au centre de l’histoire nomme ‘EverLasting’. Sa partenaire à l’écran, Shiri Appleby, joue le rôle de ‘Rachel’ une assistante productrice au passé trouble. Les deux se battent pendant 10 épisodes à produire la meilleure émission de télé-réalité possible tout en naviguant entre leurs vies privées et professionnelles. Leurs efforts nous permettent d’avoir une fenêtre ouverte sur les dessous de la télé-réalité, du moins celle ‘made in America’.

Qu’on ne vous mente pas, « UnReal » c’est d’abord une histoire d’amitié… LOL. Si seulement. Non. J’ai regardé les 10 épisodes de la première saison et pas une seule fois il y a eu un acte qui pourrait (même après ample discussion) être référé comme amical. Dans cette série c’est littéralement chacun pour ses fesses. Du moment que le résultat que ça donne à l’écran ramène de l’audience. D’une certaine manière, « UnReal » m’a conforté dans mon illusion selon laquelle je suis destiné à finir dans la production télévisuelle.

Le côté dramatique de la série est augmenté par le fait que cette équipe de télévision soit en train de produire une émission de télé-réalité. Non seulement on en vient à se demander quel pourcentage de ce qu’on voit de nos émissions de télé-réalité préférées est planifié du début a la fin, mais on se pose aussi des questions sur les raisons qui peuvent pousser certains candidats à se prêter au jeu. D’une certaine manière, cette série à réveiller ma douloureuse blessure que j’ai eu lorsque, sorti de nulle part, une âme mal placée m’a fait comprendre que ‘Puissance Catch’ et la WWE (Raw et Smackdown) c’était juste du théâtre. Je ne m’en suis toujours pas remis.

Sur beaucoup de points, « UnReal » me fait penser au film d’horreur ‘The Cabin in the Wood’. Le plus évident vient du fait que, lorsque des personnes plutôt intelligentes se retrouvent dans une situation dans laquelle leur réalité est manipulée, elles apparaissent aussi bêtes que des dindons (vous avez saisis la référence ?). Et la question revient beaucoup dans cette série : Qui est à blâmer ? Difficile à dire, je suis presque sûr (sur?) que ma réponse sera très différente de la vôtre.

« UnReal » c’est avant tout une série TV. Ce n’est ni une télé-réalité ni un documentaire. On ne peut donc clairement pas se fier sur ce qui y est décrit pour se créer une idée de ce qui se passe quand les cameras arrêtent de tourner. Cela-dit, je suis prêt à parier que les professionnels du métier s’y reconnaitront beaucoup.

Pour les amateurs, cette série est remplie de moments « What The Fuck ?? » durant lesquelles on a juste envie de muter son ordinateur en attendant que la tempête passe. Et même si je ne suis pas fan de ce genre de question, j’apprécie le fait que parfois la série nous propulse dans différentes situations et à chaque fois semble nous demander : Et si c’était vous, comment réagiriez-vous ?

Pour tout vous dire je si je continue à parler je risque de spoiler deux ou trois plots qui pourrait se révéler important par la suite. Donc il ne me reste plus qu’à vous dire : Allez voir cette série de toute urgence ! Ce n’est pas une série parfaite, et quelque fois elle tombe trop rapidement dans la facilité du ‘Soap Opéra’ Mais de manière générale, elle est fantastique vous allez passer un très bons moment et vous en ressortirez probablement avec une nouvelle vue sur la télé-réalité, mais ce serait une perte que de laisser cette série passer sous votre radar tellement elle est bonne surtout si le manque d’audimat l’empêche d’atteindre son potentiel en tant que série culte. En plus ce n’est que 10 épisodes… une demi-journée tout au plus.

Bref …

UnReal : 8.5/10

Le Mambo recommande !!!

Kansas City Shuffle…

 

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Post Scriptum : Mais avant de fermer ce chapitre je dois parler d’un truc. C’est beaucoup plus complique de faire la revue d’une série télé par rapport à celle d’un film. Avec la série, le pilot ou premier épisode, suffit rarement à former un avis constructif sur la série entière. Ceci parce que en général, les studios déversent beaucoup plus de sous dans le pilot que le reste de la saison parce que cet épisode est sensé générer un maximum d’intérêt auprès de l’audience en une heure et faire en sorte que la majorité soit intéressée à revenir pour un prochain épisode. Le même concept peut aussi être appliqué aux deuxièmes épisodes. Raison pour laquelle, en règle générale, j’essaie de ne pas me forger d’opinion définitive avant le troisième épisode, le quatrième si vraiment j’avais de grands espoirs. D’autres par contre n’ont besoin que d’un épisode pour me prouver à quel point la série ou la saison en cours sera décevante (I’m looking at you ‘Heroes Reborn’). En plus de tout ça, c’est difficile de recommander une série juste à partir de deux épisodes. Je ferais donc l’effort de vous recommander ou vous éloigner des séries qui n’ont pas plus de 13 épisodes, pour me faciliter la tâche, et aussi pour que vous n’ayez pas à passer votre vie entière devant l’écran de votre ordinateur. Ne soyez pas comme moi.

 

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