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Sinon bonjour les gens, et les autres aussi même ceux qui ne répondent jamais.

A peu près tous les six mois, après la ténébreuse période des exams durant laquelle écrire est une punition pour moi, je me replonge dans des anciens succès du cinéma ou de la télé. Habituellement je me fais l’entièreté des épisodes de One Piece, mais cette fois, j’ai plutôt regardé « Boston Legal » connu sous sa version française de « Boston Justice », pour une raison qui m’échappe totalement.

« Boston Legal » est une série qui suit les aventures d’une bande d’avocats travaillant à la filiale de « Crane, Poole and Schmidt » basée dans la ville de Boston dans l’état du Massachussetts. Malgré le fait qu’il y ait une douzaine de personnages qui perdurent à travers les 5 saisons, l’histoire tourne principalement autour de deux personnages : Denny Crane joué par William Shatner et Alan Shore joué par la star de la série The Blacklist, James Spader, et est centrée sur le l’évolution de leur relation au fil des années. Petite anecdote, « Boston Legal » est en fait un spin off intitulé « The Practice ». Je dois avouer que personnellement je n’ai jamais vu cette série, mais j’ai du mal à penser, malgré le fait que ce soit le même créateur David E Kelley, que « The practice » soit meilleur que « Boston Legal ».

Bref, si on me demande, « Boston Legal » est définitivement un chef d’œuvre de la télévision Américaine (bien sur ce n’est que mon avis). La série a définitivement deux aspects. D’un côté l’aspect juridique, qui est surement ce dont la majorité des gens se rappellent. Pour être tout à fait honnête, comparée à d’autres séries télés dans le même domaine on peut considérer que « Boston Legal » ne faisait que le minimum syndical et ce qui concerne les procédures légales. L’accent ici est plus porte sur la partie du procès qui se passe dans le tribunal, comparé à des séries comme « Suits » ou « Law and Order » qui abordent aussi les événements qui se passent hors du tribunal.

Comment oublier Alan Shore et ses plaidoiries passionnées ? À travers lui, bon nombre de sujets sensibles ont été abordés, passant par l’avortement et le viol, le droit des LGBTQ, et jusqu’à des sujets plus Américains tels que la participation des USA a la guerre en Irak. S’il y a une chose qui transparait toujours autant après avoir revue cette série autant de fois, c’est que le showrunner et ses scénaristes ne mâchaient pas leurs mots quand il s’agissait de fustiger ou de commenter un évènement social. Vu la manière dont ils avaient adressé les élections présidentiels de 2008, je ne peux que rêver que cette même équipe revienne pour les élections de cette année. Malheureusement, les acteurs dans les rôles principaux sont aujourd’hui passés à autres choses, et c’est bien dommage.

Le deuxième aspect que personnellement je préfère, c’est l’humour de cette série. Et il y en a des tonnes. Loin de se satisfaire des procès et autres procédés juridiques, la série nous propose une série de caractère plus loufoques les uns que les autres, qui nous font rire aux éclats la plupart du temps mais aussi, et avec la même intensité, nous touchent au plus profond de nos cœurs. Denny Crane et ses répliques uniques toujours terminées par deux mots qui résonnent plus que tous autres : Denny Crane. Quelques fois accompagnés par « My name is on the wall ». Rien que d’y penser je suis pris d’un fou rire. Sa bromance avec Alan Shore avec qui il passent les dernières minutes de chaque épisode sur un balcon, buvant du whisky et fumant un cigare. Une amitié comme on en fait plus, et à mon avis l’une des premières bromances. Les meilleures parties de la série viennent de ce duo et les parties les plus émouvantes aussi. Comment ne pas parler de la descente aux enfers de Denny alors qu’il devient de plus en plus affecté par Alzheimer. Le supporting cast est tout aussi efficace. Jerry, l’avocat aux capacités sociales inexistante à cause de sa maladie, le syndrome d’Asperger, qui non seulement à trouver une famille qui l’accepte comme il est mais aussi qui fait de lui un meilleur homme. Je pourrais continuer pendant des heures, mais parler c’est plus facile qu’écrire il parait.

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Dernière chose. « Boston Legal » est l’une de mes premières expériences avec ce qu’on peut appeler « humour méta » (meta humor), en d’autres termes, de l’humour self-référentiel. Comment dire, parfois certains personnages agissent comme s’ils savaient qu’ils étaient dans une série TV. Un peu comme Deadpool qui break le fourth wall et s’adresse directement aux spectateurs. Contrairement au merc. with a mouth, l’humour méta dans « Boston Legal » est utilisé avec parcimonie. Ce qui en fait un bon drinking game. Cela-dit, c’est difficile de saisir toutes les références si on n’est pas à jour dans la pop culture Américaine.

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Bref, la série s’est terminée en 2008 et pas un jour ne passe, depuis que je l’ai découverte, sans que je ne supplie les dieux de la télévision Américaine de nous faire un revival, X-files style. Quand je regarde les séries qui nous sont proposées aujourd’hui, il y en a très peu qui sont capable de faire la balance entre commentaire social, humour et drame. Une série unique en son genre que je garde jalousement dans deux de mes disques durs externes et dans mon ordinateur, vous savez, juste au cas où.

Si vous ne connaissiez pas cette série jusqu’à présent, rattrapez-vous, regardez la cette été. Si vous la connaissiez déjà, faites-vous plaisir, regardez-la cet été. Hautement addictive, vous ne vous lasserez pas de la regarder.

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