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Sinon bonjour les gens, et les autres aussi, même ceux qui ne répondent jamais.

Dernièrement j’ai eu un peu plus de temps sur mes mains que d’habitude, alors j’ai fait ce que je fais chaque fois que j’ai beaucoup plus de temps à tuer que la normale : je regarde une série que jusque-là je n’avais aucune intention de regarder, j’ai nommé, « Marco Polo ».

Avant de vous dire ce que j’ai pensé de la série, du moins des deux saisons actuellement disponible sur Netflix, je vais vous dire pourquoi il m’a fallu aussi longtemps pour commencer la série. Vous voyez, « Marco Polo » n’est pas juste un personnage de fiction. Ce mec a vraiment existé. Il était un marchant et nomade originaire de Venise en Italie, qui au travers de ses nombreux voyage a introduit les européens à l’Asie Centrale et la Chine.

Mon problème est le suivant : j’ai une sainte horreur quand les cinéastes décident de re-imaginer des évènements selon leur gout, en oubliant toute vérité historique. Et cela ne s’applique pas qu’à des figures comme Marco Polo, mais aussi aux films et séries en général. Juste parce qu’un film a eu du succès dans les années 80 par exemple, ces gens décident de ré-imaginer le film pour le réaliser de nos jours. On se retrouve donc avec des essais pathétiques de jouer sur notre nostalgie en gardant le titre du film original, mais en effaçant tout ce qui a fait le succès de premier film.

Donc en gros, je n’avais aucune intention de regarder « Marco Polo », pas celui-ci en tout cas. Mais bon, ce qui est fait, est fait.

Le Vrai Marco Polo
Le Vrai Marco Polo

Je dois être honnête quand même, les trois ou quatre premiers épisodes de chaque saison sont d’une lenteur. J’ai failli m’arrêter et passer à autre chose plusieurs fois. C’est juste que la télécommande fût loin. De Marco Polo, il ne reste que le nom. Dans cette série, le bon monsieur n’est pas marchant, loin de là. Il est servant auprès du Khan (roi Mongol), initié aux arts martiaux, au maniement de l’épée, etc. etc. En gros, ils auraient pu appeler ça n’importe comment, ils avaient juste besoin d’un nom qui accroche notre attention. Bref.

L’exposition (partie dans laquelle toutes les infos importantes sont données) est une partie importante de chaque film ou série, et généralement, justement parce que ce sont des séries, l’exposition dans celle-ci peut être saupoudrée autour de la première moitié d’une saison. « Marco Polo » par contre ne fait que ça, nous exposer éléments après éléments, de la façon la plus incroyablement ennuyeuse possible. Ça devient un parcours du combattant juste pour arriver à l’épisode 7. Et c’est généralement autour de cet épisode que la série reprend du poil de la bête. On obtient, plus de combats, de bataille, de coup bas, alors que les épisodes d’avant nous endormaient avec de la politique et une histoire d’amour n’ayant ni queue ni tête.

Ce qui m’emmène a mon gros problème avec cette série. La prétendue histoire d’amour (?) entre Marco Polo et la Vierge Bleue, je n’y ai pas cru l’espace d’une seconde. Il voulait juste la sauter, soyons honnête. Le pire, c’est que non seulement ils ont voulu nous faire avaler cette histoire de force, mais ils l’ont étalée tout le long des deux saisons. Comme si on n’avait que ça à faire.

Benedict Wong in a scene from Netflix's "Marco Polo." Photo Credit: Phil Bray for Netflix. EP8
Benedict Wong in a scene from Netflix’s “Marco Polo.” Photo Credit: Phil Bray for Netflix.
EP8

Mais à part ça, la série se laisse regarder tout doucement. Les batailles sont extrêmement intéressantes et même si on peut vite remarquer le manque dans le budget pour les extras et effets spéciaux, le résultat n’est vraiment pas mal. Et l’aspect culturel de la série. L’histoire intemporelle de l’étranger qui doit s’adapter aux us et coutumes locales pour espérer faire long feu, nous donne comme une fenêtre sur la culture Mongole, qu’elle soit authentique ou retouchée pour les besoins du scenario.

Mais s’il y a une chose de positive à retenir de ce film, c’est que l’histoire du Khan, est bien plus intéressante que celle de Marco Polo. D’une certaine manière, Polo, n’est qu’un spectateur qui est présent lors du déroulement de l’histoire pour pouvoir la raconter a d’autres. Les scènes incluant Polo sont pales en comparaison au reste de la série focalisée sur Kublai Khan (Benedict Wong) et son rêve de rassembler toutes les terres du monde sous le drapeau de l’empire Mongol. Les différents challenges auxquels il fait face sont réellement le cœur de cette série, et avec des performances plus que remarquables. Mais pas assez de screentime malheureusement. Mention spéciale cela dit à « Hundred Eyes » maitre d’arts martiaux qui est entre autre charge d’initier Marco Polo à ces arts. Le personnage a été tellement apprécié qu’il a eu sa propre minisérie, aussi disponible sur Netflix.

Pour résumer, « Marco Polo »est une expérience intéressante. Le nom de la série sera peut-être ce qui vous fera vous intéresser à elle, mais c’est définitivement l’histoire dont il est le spectateur qui vous fera revenir pour la deuxième, voire troisième saison.

Je pourrais continuer à vous dessiner un plan pour vous éviter de tomber sur des mines, mais, ou est le fun dans tout ça. Regardez la série, puis venez, on va en discuter sur Twitter ou Facebook.

MARCO POLO : 7.25/10

Kansas City Shuffle

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