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« À la pension des mimosas, tout le monde est heureux, même si quelques fois le, ciel n’est pas toujours bleu-euuuu…Mais elle est arrivée un jour, et d’un seul coup l’amour est venu enchanter, tous ceux qui l’habitaient… » Ces paroles vous devez certainement vous en souvenir. Si c’est le cas, eh bien…vous êtes vieux ! Oh inutile de nier.

Les paroles sus-citées appartiennent au populaire animé Juliette je t’aime, ou de son titre original « Maison Ikkoku ». Il a été crée en 1986 par la célébrissime Rumiko Takahashi…attendez…vous ne la conaissez pas ? Eh bien elle est également l’auteure des célèbres Ranma ½ et Inuyasha. Entre autres.

Revenons à nos moutons (mèèh). Je disais donc que ce manga crée par Rumiko Takahashi et…je ne sais plus ce que je voulais dire. Bref :

Synopsis

Hugo est un étudiant banal, qui a un peu (beaucoup) de mal avec ses études et qui réside dans un lieu qui paraît assez peu convenable pour une réussite scolaire car les locataires sont assez fêtards et, bien entendu, la fête a toujours lieu dans sa chambre et/ou bien est à ses frais. Au moment où il se décide à quitter les lieux, apparaît un nouveau gérant à la maison Ikkoku (pension des Mimosas),  Juliette, une jeune veuve qui prend la succession de son beau-père.
L’anime décrit comment sa routine va être bouleversée par la présence de cette charmante jeune femme dont il tombe immédiatement sous le charme.

Si la trame est bien tenue, c’est aussi et surtout grâce à des personnages bien dépeints et très entiers.

Hugo est un héros  profondément gentil, généreux et dévoué, mais dont l’indécision, la  passiveté et la naïveté le conduiront au centre de plusieurs quiproquos venant semer le trouble dans sa relation…comment dire… amicalo-amoureuse avec Juliette, et à souvent être le dindon des farces jouées par les autres pensionnaires de la maison Ikkoku.

Hugo aura tout au long de l’anime deux rivaux : Le très séduisant et riche François, mais surtout le souvenir du défunt époux de Juliette, mort après seulement 6 mois de mariage. Imaginez combien il peut être difficile de se défaire du souvenir d’un homme mort, et d’avoir une place dans le cœur de sa bien-aimée. Cependant il faut apprécier l’effort de Rumiko Takahashi à traiter ce sujet avec une certaine distance, ceci dans le but de garder malgré tout une certaine légèreté. En effet, même si Maxime (le mari de Juliette) est très présent, elle ne passe pas non plus ses nuits à pleurer sa disparition…

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Et puis il faut dire que Juliette de son côté aussi ne chôme pas non plus. Elle a des rivales, autres prétendantes au cœur d’Hugo dont elle est visiblement jalouse (visible pour tous sauf Hugo évidemment) malgré qu’elle s’efforce à nier tout sentiment amoureux à son égard. Suzanne et Clémentine. Ces deux filles sont très différentes du point de vue du caractère et je dois avouer que j’avais un faible pour la petite Clémentine, qui malgré son jeune âge avait un caractère bien trempé et des idées bien arrêtées ! A mon avis, elle aurait aussi fait un excellent choix d’épouse pour Hugo. Ils se seraient parfaitement complétés, lui indécis et passif, elle sûre d’elle et active et autoritaire…

Ces personnages sont accompagnés tout au long de l’anime par les pensionnaires de la pension des mimosas, et  entre la très commère Pauline, la presque toujours dévêtue Charlotte et le mystérieux « casseur-de-trous-dans-la-chambre-d’Hugo » qui nous serviront des situations et des répliques à la fois drôles et cassantes. Aucune minute de répit avec eux.

Je me suis souvent imaginé vivre avec ces pensionnaires et je suis sûr que je n’aurai pas supporté ! J’admire la patience d’Hugo et en même temps j’avais souvent envie de le secouer et de lui demander de s’imposer un peu plus.

Mais bon c’est tout cela qui contribue au charme de Maison Ikkoku. Comme je l’ai dit plus haut les personnages  sont entiers, plus complexes qu’il n’y parait, truculents bourrés de défauts,  parfois énervants, surtout attachants, en bref simplement humains. Tout au long du manga, l’auteur développe les situations les plus cocasses et improbables pour ses personnages, et nous offre un final digne de ce nom.

On appréciera l’évolution lente et subtile dans le comportement des personnages principaux qui se sont greffés tout au long des années. Ils ont aussi droit à leur développement personnel. On verra par exemple Charlotte se marier, François  finir par vaincre sa peur des chiens et avoir des enfants, etc.

Maison Ikkoku se révèle donc comme une œuvre intemporelle et émouvante à souhait, doté d’un humour incomparable à regarder absolument.

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Fabrice Ewané (@Phabrysse)

Pour approfondir…

  • Je dois vous conseiller de regarder cet anime en version originale (japonaise) sous-titrée (en français) et non censurée déjà parce que la voix française de Juliette est affreuse, mais surtout parce que la version française nous prive de plusieurs éléments. Par exemple les liqueurs consommées par les personnages sont souvent remplacées par de la bière, l’auteure nous offre un jeu de mots intéressant avec les noms des personnages. Jetez plutôt un coup d’œil au tableau ci-dessous:
Nombre Nom du personnage en français Personnage Nom en kanji et sa signification
0 Juliette Rozier Kyoko Otonashi (née Chigusa) 音無 (« pas un son », calme)
1(一) La famille de Pauline La famille Ichinose 一の瀬 (premier gué)
2(二) Nozomu Nikaido 二階堂 (temple à deux étages)
3(三) François Talmont Shun Mitaka * 三鷹 (trois faucons)
4(四) Stéphane M. Yotsuya 四谷 (quatre vallées)
5(五) Hugo Dufour Yusaku Godai 五代 (cinq générations)
6(六) Charlotte Akemi Roppongi 六本木 (six arbres)
7(七) Suzanne Kozue Nanao * 七尾 (sept queues)
8(八) Clémentine Ibuki Yagami * 八神 (huit dieux)
9(九) Hortense Asuna Kujo * 九条 (neuvième avenue)
1000(千) Les parents de Juliette M. et Mme Chigusa (parents de Kyoko) 千草 (mille herbes)

 

 

  • On remarque que tous les noms des différents protagonistes ont un rapport avec un chiffre ou un nombre. Et ce chiffre correspond pour ceux qui vivent à la pension au numéro de la chambre qu’ils occupent. De plus, Rumiko Takahasi  a choisi des noms qui ont un lien avec la ville de Tokyo et/ou certains traits des personnages de son oeuvre. Ainsi, Mitaka (François) est une banlieue de Tokyo, le nom japonais de Stéphane, Yotsuya, est le nom d’un quartier du grand Tokyo, associé à une célèbre histoire de fantômes. On constate que son nom en japonais correspond parfaitement à sa personnalité. De même, Charlotte qui est serveuse voit son nom de famille être le nom d’un quartier de Tokyo célèbre pour ses coûteux bars à hôtesses.
  • Dans le manga (version papier, je précise) il existe un personnage qui est arrivé tardivement mais qui a eu son lot d’aventures et contribué à plusieurs quiproquos  et qui contrairement à Hugo n’accepte pas de se laisser pourrir la vie par le trio Pauline-Stéphane-Charlotte: Nozomu Nikaido. Il n’apparait cependant pas dans la version animée. La plupart de ses actions utiles à l’animes ont été attribuées à Stéphane et à Léo (le fils de Pauline).
  • Enfin, je dois dire que l’anime Maison Ikkoku a une des “original soundtracks” les plus belles de tout l’univers des animes. Je suis absolument fan de toutes les chansons, de “Suki Sa” à “Cinéma” en passant par “Fantasy”. Je vous conseille vivement de les écouter. Un lien ? cf www.downloads.khinsider.com
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