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Paru entre 1949 et 1950, 1984 est principalement un roman d’anticipation, mais aussi dystopique et légèrement sci-fi écrit par cet anglais  de George Orwell. Considéré comme un vrai chef-d’œuvre littéraire et érigé en classique dans son genre il est l’objet de nombreuses références tout média confondu. On a tous au moins une fois entendu ou lu la célèbre phrase : « Big Brother is watching you » ou même sa contraction « Big Bro’s watching you ». Si ce n’est pas le cas allez vous acheter une culture ! (littéraire dans le cas présent) Plus besoin de vous dire alors qu’elle est tirée de ce roman atemporel que je vais vous présenter sans spoilers

Tentative de synopsis…

L’histoire met en scène le personnage de Winston Smith qui vit dans un Londres où sévit le régime totalitaire du Parti à travers une idéologie nommée l’Angsoc et dont Big Brother est le leader suprême. Tout est mis sous contrôle et sous surveillance, la liberté d’expression n’existe plus, la vérité est constamment ajustée en faveur du Parti et de Big Brother, chaque citoyen est conditionné par un lavage de cerveau subtil à une dévotion totale  envers le Parti et à croire que tout ce que fait et dit celui-ci est juste et ne peut être remis en cause. Tous ceux n’adhérant pas à l’idéologie ou semblant l’être sont traqués par la Police de la Pensée et évaporés Seul les prolétaires ne sont pas sous le coup de ce régime, considéré comme des sous-hommes et ne représentant donc aucun danger. C’est alors que Winston, lui réfractaire à ce système sans pour autant le montrer entreprend de laisser à travers un livre une trace montrant l’imposture et le mensonge que représentent Big Brother et le Parti car il est conscient qu’à lui tout seul il ne peut pas directement faire face à ce système

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What awaits you…

1984 n’est peut-être pas un chef-d’œuvre pour le style employé par Orwell mais probablement pour son histoire surprenante, imprévisible et au combien captivante. Dès les premières pages rien ne sort vraiment l’ordinaire mais plus le personnage de Winston se penche  sur  les aspects, réalités et composantes de ce monde plus tu te sens incapable de t’arrêter de lire, tu as juste envie d’en apprendre plus, de voir à quel point cet univers dans lequel il évolue est invraisemblable. Savoir s’il tentera de faire face à ce système fou auquel il désire tant ne plus être l’esclave, s’il en est capable, s’il trouvera des alliés, d’autres comme lui refusant la manipulation et les mensonges du Parti. Et sans t’en rendre compte tu as fait les 1/ 3 du chemin.

Viens donc la seconde partie du récit… et c’est là qu’Orwell te surprend, donnant une autre perspective (inattendue) à l’histoire. C’est une véritable surprise à ce niveau en plus d’être une bouffée d’air frais et une satisfaction (surtout  pour le personnage de Winston) J’ai ragé au départ parce que ça ne semblait pas être la voie à suivre (bon après il fait ce qu’il veut de son œuvre hein) et surtout qu’il nous avait préparé à autre chose. Néanmoins ça reste plaisant et toujours aussi accrocheur.

Plus que quelques pages (une  petite centaine) à lire alors, la troisième partie commence. Lentement quelque chose semble se mettre en place, tu crois savoir de quoi il s’agit du moins c’est l’impression que George veut te donner et pourtant…  Tu voulais des rebondissements, des situations inattendues, du suspense ? Et bien tu es servi. C’est le moment phare de l’histoire, là où tout prend son sens (ou presque), le climax avec  un épilogue vraiment bien concocté  et ma foi plutôt logique, cohérent, réaliste et pas abusé du tout.

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L’univers surréaliste dans lequel évolue Winston m’a rendu un peu fou. Impensable qu’on puisse s’épanouir dans un système qui veut connaitre tous tes faits et gestes et diriger tes pensées, opinions et valeurs vers ce qui l’arrange. Rien ni personne ne peut être mis au dessus du Parti, même ta propre famille. La vie de tout un chacun tourne autour du Parti et de Big  Bro, élément très important dans l’histoire. C’est un dieu, tellement il te semble omnipotent, tout puissant et craint de tous ; il est le Parti et le Parti c’est lui, les deux sont indissociables, l’un n’existe pas sans l’autre. Et leur idéologie, l’Angsoc ou socialisme anglais tout simplement, il s’agit là de quelque chose de vicieusement bien pensée. Elle comble les manquements d’un régime totalitaire de base si je puis dire,  rien n’est laissé au hasard, le citoyen est mis  dans un contexte où il lui est très difficile de se rendre compte de l’imposture de ce système ou même de pouvoir se révolter si jamais il arrive à ouvrir son troisième œil. Mind control  level : divinement impeccable !  Personnellement je me vois très mal évolué dans un tel univers, d’ailleurs quiconque ayant connu un quotidien plus libéral que celui-là me rejoindrait. Ce Londres invraisemblable dans lequel Winston s’efforce à ne pas se faire griller, les manipulations, tromperies et le mind control du Parti et  le déroulement de l’histoire restent les grandes forces de ce roman avec quelques petits détails  qui viennent parfaire le tout. 1984, n’est pas une imposture, l’œuvre mérite vraiment tout le bien qu’on a pu dire sur elle. Si tu es fan du genre tu ne peux tout simplement pas détester parce que c’est là, sans aucun doute, quelque chose d’épique. Une œuvre à lire et à relire.

P .S. : « La guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force »

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