Sinon bonjour les gens, et les autres aussi… même ceux qui ne répondent jamais.

Je m’éloigne un peu de mes expérimentations sur les podcasts pour revenir à un truc plus naturel (pour moi). En cette occasion je voudrais vous parler du film « Ayanda and the Mechanic ».

« Ayanda and the Mechanic » c’est un film Sud-Africain réalisé par Sara Blecher. Comme le titre peut laisser entendre pour les oreilles averties, le film est une dramédie romantique, un amalgame de drame, comédie et romantisme, le tout dans un film.

C’est l’histoire de Ayanda, qui récupère le garage de son père après la mort de celui-ci et décide d’utiliser son don pour les arts pour redonner du neuf a des voitures et autres objets négligés dans la ville. Elle est accompagnée de deux garagistes qui continuent de faire tourner le garage et l’aide à accomplir sa vision ; l’un des deux garagistes étant clairement sous le charme de celle-ci. Mais « Ayanda and the Mechanic » ce n’est pas que ça. La famille, son rôle et son importance y est grandement discuté, de même que le traumatisme de perdre l’un de ses proches. Le tout (film) est présenté sous forme de (faux ?) documentaire, créant une parallèle entre l’histoire d’Ayanda et celle d’autres personnes dans la ville.

Personnellement je n’ai pas aimé le format que le la réalisatrice a choisi pour raconter l’histoire. Le fait qu’il y ait un personnage dans le film faisant un docu sur les personnes intéressantes de la ville en lui-même est… intéressant. Mais ce personnage apparait çà et là au long du film sans qu’il y ait vraiment de fil conducteur, pour disséminer des vérités sur tel ou telle, dans le style d’une docu-fiction. A chaque fois qu’il intervenait je me retrouvais (du coup) extirper du film condamner à me poser multiples questions sur l’importance de ce choix.

Bref.

S’il y a une chose que j’appréhende toujours quand je vois un film ou une série Africaine ou tournée en Afrique, c’est la représentation visuelle du continent. A ma grande surprise de plus en plus de cinématographes ont le talent qu’il faut lorsqu’il s’agit de représenter les villes Africaines fidèlement, mais sans exacerber le côté miséreux comme le font si souvent les media. Ici, tout comme dans Sense8, la cinématographie est tout simplement féerique. Les couleurs et les acteurs rayonnent. Les décors, les voitures, les habits… autant de choses qui m’ont rendu (du coup, du coup) nostalgique de ma terre natale. Une certaine hospitalité émane de cet environnement tel qu’il est difficile de ne pas s’en amouracher.

Mais revenons au déroulent de l’histoire d’Ayanda et de son mécanicien. Histoire romantique on ne peut plus basique mais qui a toujours autant de charme, et encore plus dans ce contexte. Très tôt dans le film on se rend compte que le garage dont Ayanda s’occupe est la chose la plus importante au monde pour elle. C’est une manière de rester en contact avec son défunt père. Mais son héritage n’est pas aussi productif qu’elle le pense et son entourage lui conseille de fermer boutique et de revendre l’espace. Il y a un sub-plot derrière assez intéressant, mais je ne veux pas le spoiler pour vous. Disons juste que rien dans la vie d’Ayanda n’est vraiment simple et les sentiments auparavant refoulés reviennent mettre la pagaille dans sa vie.

Pour faire simple, « Ayanda and the Mechanic » est un film moyen, racontant une histoire commune mais le film est élevé par sa cinématographie. Et ultimement, derrière tout cet apparat, le film est une honnête représentation sur comment la perte d’un être cher peut affecter tout un groupe de personnes – famille et amis, et peser sur le déroulement de leurs vies.

Je vous recommande le film si vous êtes intéressé par le cinéma Africain et voulez un peu de diversification dans les thèmes qui y sont abordé ou dans la représentation plus épanouie de l’Afrique

Ayanda and the Mechanic : 7/10

Kansas City Shuffle…

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