Parce que nous avions tous besoin d’une énième production télé à la gloire de l’armée américaine, NBC nous a offert à la rentrée 2017 « The Brave ». Avec à l’affiche Anne Heche (John Q, Toyboy), Mike Vogel (Under the Dome) et Tate Ellington (Quantico) entre autres. The Brave retrace les aventures d’une équipe des forces spéciales américaines travaillant pour le compte de la Defense Intelligence Agency et spécialisée dans le renseignement et les missions spéciales à risque.

Ce synopsis un peu cliché n’est pas sans me rappeler The Unit diffusé entre 2006 et 2009. La différence entre les deux ? The Unit avait de la consistance, The Brave non. The Unit avait des personnages attachants, multidimensionnels, avec une vie en dehors de la guerre à laquelle certains pouvaient s’identifier, The Brave non. The unit est sorti à une période où les campagnes internationales de l’armée américaine avaient un peu la côte, The Brave non. Et je pourrais continuer ainsi pendant longtemps.

Cette série aurait pu marquer des points avec un développement réfléchi et des personnages travaillés. Les studios ont toutefois choisi de rester dans le confort du modèle un pays/un grand méchant et bien entendu nous avons eu affaire aux suspects habituels Syrie, Iran, Ukraine, Nigéria (pour changer !).

Même chose pour les personnages, nous avons eu droit au chef d’équipe que tout le monde adore et respecte, au beau gosse tombeur de ces dames, au père de famille/voie de la raison/the black guy, au membre féminin de l’équipe qui parce qu’elle est aussi badass que ses collègues masculins est forcément antipathique et garçon manqué… bref une succession interminable de stéréotypes vus et revus à la télévision et au cinéma. Tous ces personnages dont on n’apprend finalement pas grand-chose en 13 épisodes, restent très unidimensionnels et ne connaissent véritablement aucune évolution entre le premier et le dernier épisode de la saison.

Les dialogues sont d’une facilité extrême et les missions sans véritable enjeu. Egalement, tout aurait pu être (un tantinet) digeste avec des scènes d’action bien chorégraphiées (Cf. tous les Transformers jamais crées). Là aussi les showrunners ont raté le coche. Beaucoup de gorges tranchées, de cous brisés, de balles tirées, le tout sans aucune saveur, créativité ou quelconque beauté.

Rien de plus à ajouter sur cette série, dont il ne fallait pas espérer grand-chose mais qui déçoit quand même atrocement. Mention honorable : en l’absence de matière, The Brave nous sert néanmoins une belle brochette d’acteurs et actrices canons. A défaut de réfléchir, on aura pu au moins reluquer les beaux mecs/belles meufs et baver sans gêne.

Note : 2/5

Donna H.

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